J'entre dans l’atelier. Au début la toile est un rectangle inerte, une scène vide qu’il faut peupler et emménager. Les choses s’installent en quelques lignes dans l’agitation et le désordre.  Je fais naître un monde étrange. J’introduis sur la toile lisse, dans un respect de la structuration et un choix méticuleux, une multitude de collages qui donnent plus d’espace à l’imagination et procurent une distraction et un étonnement pour l’œil. Le travail se superpose au travail, je remets en cause chaque action de la main pour maintenir un état d’appréhension permanent.
H.Machado Rico